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Au cœur du débat sur la révision de la Constitution en République démocratique du Congo, Christian Nyakeru Ntwali plaide pour une réforme qu’il juge nécessaire afin de renforcer l’autorité de l’État et protéger les intérêts de la nation

Révision de la Constitution en RDC : la position tranchée de Christian Nyakeru Ntwali

Le débat sur la révision ou la modification de la Constitution s’impose de plus en plus au cœur de la vie politique en République démocratique du Congo. Entre partisans d’un statu quo et défenseurs d’une réforme institutionnelle, les prises de position se multiplient et traduisent l’ampleur d’une question qui touche directement à l’avenir institutionnel du pays.

Dans ce concert de voix parfois discordantes, Christian Nyakeru Ntwali s’inscrit clairement parmi ceux qui plaident pour une révision de certains articles de la Constitution. Pour lui, cette démarche n’est ni un caprice politique ni une remise en cause de l’ordre républicain, mais plutôt une adaptation nécessaire des textes fondamentaux aux réalités politiques et sécuritaires du pays.

Au centre de son argumentaire figure notamment l’article 51 de la Constitution, relatif à la protection et à la promotion des minorités. Si cette disposition vise à garantir les droits des groupes vulnérables et à favoriser leur participation à la vie nationale, Christian Nyakeru estime néanmoins que son interprétation actuelle pourrait ouvrir la voie à certaines dérives.

Selon lui, cette disposition mériterait d’être revisitée afin d’éviter toute instrumentalisation susceptible de fragiliser la souveraineté nationale.

Il souligne notamment que d’autres communautés étrangères présentes en RDC – telles que des Nigérians, Sénégalais, Maliens, Chinois ou Libanais – vivent et travaillent dans le pays sans chercher à s’imposer dans les sphères de commandement politique ou administratif.

Au-delà de cette question, Christian Nyakeru s’interroge également sur l’équilibre des pouvoirs tel que prévu par certains articles de la Constitution. Il évoque notamment les articles 198 et 81, qui encadrent certaines prérogatives du Président de la République, notamment dans la gestion des provinces et dans la validation de certains actes exécutifs.

Pour lui, ces limitations pourraient parfois réduire la marge d’action du Chef de l’État dans l’exercice de ses responsabilités, notamment dans un contexte politique marqué par des tensions identitaires et des rivalités locales.

À ses yeux, permettre au Président d’exercer pleinement son pouvoir exécutif contribuerait à renforcer l’autorité de l’État et à lutter contre certaines dérives, telles que le tribalisme observé dans certaines provinces, notamment au Kongo Central et dans l’espace du Grand Katanga, où la logique du « fils du terroir » influence parfois les choix politiques.

Dans cette perspective, Christian Nyakeru défend l’idée d’un leadership présidentiel pleinement assumé.

Selon lui, un Chef de l’État doté d’une réelle capacité d’action doit également être en mesure d’assumer, au terme de son mandat, la responsabilité pleine et entière de ses décisions devant la nation.

Quoi qu’il en soit, la question de la révision constitutionnelle demeure un sujet sensible et déterminant pour l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.

Entre prudence politique et volonté de réforme, le débat est loin d’être clos, et les prochaines étapes dépendront autant de la volonté politique que du consensus national qui pourra se dégager autour de cette question.

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